La Bataille d'Urfa

La légende des Paladins et des Prophéties oubliées
 
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 La Forêt en colère

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Date d'inscription : 23/12/2011
Localisation : Limbes

MessageSujet: La Forêt en colère   Mer 11 Juil - 18:47

Village des Chasseurs...





Une poignée d'ombres se massaient aux portes du village encore endormi. Long avait été leur chemin, et grande était leur colère. Les quelques gardes encore éveillés ne purent les empêcher de pénétrer au sein du village, ils étaient trop nombreux, trop forts. Les faunes enfoncèrent le frêle barrage de chasseur sans peine, et étonnamment sans autre effusion de violence. En effet une fois dans l'enceinte, ils restèrent immobiles et calmes... passifs. Bien entendu, les quelques chasseurs encore présents au village s'organisèrent pour encercler les étrangers, et tenter de les repousser. Peine perdue. Bien que calmes, les Faunes n'en sont pas moins féroces lorsqu'on les provoque.


Peu de temps après arrivèrent deux autres étrangers via la Passeuse. Le premier portait un curieux masque et se faisait appeler ManoKhan, le second un jeune Paladin venu explorer la forêt environnante afin de payer une dette d'honneur. Ils découvrirent avec surprise la situation du village ainsi que l'attitude désemparée de ses habitants. C'est alors que le dénommé ManoKhan révéla a son compagnon de route un trait particulier des Faunes, leur penchant naturel au viol... Aussitôt ils se mirent à prévenir la population et mettre les femmes en sûreté, par précaution. Les Faunes se tenaient paisibles encore pour le moment, il fallait espérer que ça dure. La situation faillit déraper quand ils aperçurent une sombre à la tenue indécente mais aucun incident ne fut à déplorer.


Les deux compagnons de route décidèrent alors de poursuivre leur voyage et de repasser ultérieurement réévaluer la situation. Erreur impardonnable... Car quand la nuit fut bien avancée, alors les ombres se dispersèrent. Des bêtes poilus et sauvages s'introduisirent dans les maisons, à la recherche de la chair et de luxure. Des cris retentirent dans la nuit alors que des mains sales et puissantes agrippaient la peau et la vertu d'innocentes femmes. Le village lui même était souillé par l'innommable. L’aube fut funeste, et le flot de larmes ne tarissait pas. Certains avaient perdu la vie même en voulant protéger les femmes. Ceux-là furent les vrais et seuls héros de cette nuit tragique. Quand le Paladin et son compagnon se revinrent, ils découvrirent avec effroi la situation du village…


Alors, le cœur chargé de culpabilité et d’inquiétude, il partirent pour Giran chercher de l’aide. Mais alors qu’ils s’apprêtaient à mander de l’assistance, un homme s’écroula à terre, mortellement blessé. Un Sombre, apparemment malmené par un groupe d’orcs non loin de Giran. Mais le temps n’était pas à la chasse, mais à se battre pour la Vie. Le jeune Paladin alla porter secours au blessé accompagné de ManoKhan. L’homme était gravement blessé et présentait moult hémorragies. D’instinct, priant pour que ce qu’on avait commencé à lui enseigner fonctionne, il apposa les mains sur la première plaie. Les mots lui vinrent presque naturellement et bientôt une timide lueur apparut sous ses mains. Quand il les ôta il s’aperçut que la plaie avait été en partie cicatrisée, mais le sang coulait toujours et il y en avait tant d’autres à refermer…


Une inconnue vint à leur secours peu après. Calme, méthodique, elle se munit de fil et d’aiguille pour recoudre les quelques plaies que le jeune paladin avait peiné à refermer en usant de ses nouveaux dons. Mais alors que ce dernier expliquait à son compagnon d’infortune ManoKhan comment juguler une importante hémorragie au niveau de la jambe, il s’aperçut qu’autour de lui personne ne daignait bouger… Pas même aller chercher un guérisseur ou au moins faire semblant d’être utile, rien. Rien que l’immobilisme et l’égoïsme d’une cité sans compassion. Cet homme aurait pu mourir comme un animal en pleine place, devant public sans que rien ne fût fait. Mais encore une fois le temps n’était pas à la révolte ni au scandale. Il fallait s’affairer à sauver ce Sombre, qui qu’il soit…


Par la grâce d’Einhasad sans doute, les hémorragies furent contenues et l’homme fut sauvé. Il lui faudrait un certains temps avant de pouvoir manier une arme à nouveau, mais au moins il était vivant et le resterait, s’il daignait se reposer et écouter les conseils prodigués. Seulement, à peine remis sur pied que le chaos reprenait ses droits. Une autre Sombre qui durant les soins au blessé ne trouvât rien d’autre que de provoquer s’attira les foudres des alliés de l’estropié. Et une fois de plus, la situation dégénérait… Et pendant ce temps là, dans le village des chasseurs, qui sait ce qui se passait… Alors, excédé, le jeune Paladin exhorta les personnes présentes à venir prêter main forte au village sinistré avec l’aide de ManoKhan. Ils tentèrent même de faire pression sur les alliés des blessés pour qu’ils aillent les aider, en vain. Et tout autour d’eux, personne ne répondit à l’appel… Auraient-ils du offrir en échange de l’or ? Des récompenses ? Les menacer ? Etait-ce donc un si doux rêve que de croire qu’il y aurait au moins ne serait-ce qu’une personne pour se porter volontaire… ?


Dépités et profondément déçus, ils retournèrent au village tenter de contenir la situation avec les moyens du bord. Juste à temps, car les faunes en avaient après la passeuse quand ils arrivèrent. Les effectifs étaient trop insuffisants pour une attaque de front, le courage ne manquait pas, mais les hommes si… C’est alors que ManoKhan prit une décision à la fois courageuse et suicidaire. Il provoqua le chef des Faunes qui se rua aussitôt sur lui. Surpris par l’agilité et la férocité de la créature, ManoKhan tomba à terre, sonné. Le jeune Paladin alla aussitôt l’aider, et le tira loin du troupeau de Faunes. Mais, alors qu’il apposait les mains pour soigner son ami, il ne vit pas l’immense Faune l’attaquer de dos, et s’écroula à son tour… C’est ManoKhan cette fois qui tira son corps hors de portée des créatures de la forêt. Les deux comparses blessés reprirent leur souffle sur les marches, près de la sortie. Si seulement il était possible de les attirer hors de la ville, il n’y aurait qu’à barricader les portes…


Un Faune fit mine de se ruer sur une gamine trop curieuse… Une caillasse ricocha sur la tête du grand Faune. Tous se retournèrent vers le coupable, prêts à le châtier. ManoKhan eut à peine le temps de s’écarter pour laisser la troupe sauvage et enragée poursuivre le petit paladin qui s’élançait tant bien que mal vers la sortie. En raison de ses blessures, ils eurent tôt fait de le rattraper et de le mettre une nouvelle fois à terre. C’est alors que ManoKhan ordonna aux chasseurs de fermer la porte. Les Faunes étaient bloqués dehors désormais, ainsi que ce fou de paladin. Et, tandis que les Faunes s’acharnaient en vain sur la porte barricadée, un groupe de chasseur contourna la position pour aller récupérer le jeune paladin encore inconscient. Quand ce dernier rouvrit les yeux, il était dans un temple, sans savoir ce qui s’était produit après…
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MessageSujet: Re: La Forêt en colère   Mer 11 Juil - 18:47

Village des Chasseurs, avant la bataille...



La nuit avait semblé courte, la menace Faune demeurant toujours présente aux portes du village. Par épisodes aussi fugaces qu'éprouvants moralement, ces derniers se ruaient sur la barricade. Dans l'enceinte du village, on tremblait. Dans les chaumières, on cachait les femmes et on pleurait sur son sort. Dans les esprits du village, secrètement on priait pour de l'aide, ou au moins que les fortifications tiennent jusqu'à l'aube... Les créatures avaient pu être chassées, mais elles s'obstinaient à rôder près de la porte. De plus, leur agressivité latente envers la barricade laissait entrevoir le pire pour la population féminine des lieux…


Parmi les quelques défenseurs du village on comptait les chasseurs non partis, quelques vieillards, et une poignée d'aventuriers ayant répondu présent à l'appel lancé. Parmi eux deux hommes ; un jeune adepte de Sahya ainsi qu'un jeune Paladin. Depuis qu'ils avaient réussi à enfermer les Faunes à l'extérieur, ils n'avaient cessé de chercher par delà les villes, par delà les villages des gens pour aider le village à faire face. Mais personne ne venait. Les rares qui eurent l'audace de venir jusqu'au village repartaient aussitôt, sous le regard dépité des habitants... Chacun disait qu'il fallait plus qu'un groupe, mais presque un régiment entier pour venir à bout de la menace. Certes, mais si chacun partait après avoir constaté jamais ce régiment ne serait formé.


C'est pourquoi de leur côté le jeune Paladin et son compagnon partirent recruter le plus de personnes possible. Le paladin écrivit à la Légion des Inis et parvint même à rencontrer demoiselle Karissa qui assurait l'intendance durant l'absence du Commandant Tray. Mais ceux ci n'étaient pas assez nombreux, ou trop dispersés. La situation semblait s'obstiner à empirer au fil du temps. Nul ne savait combien de temps tiendrait encore la barricade, nul ne savait réellement ce qui se passerait si les Faunes pénétraient à nouveau dans le village. Ce fut sans doute le combat le plus frustrant que dut mener le jeune paladin depuis qu'il a tenu sa première épée. En s'efforçant d'accomplir ce qui à ses yeux était plus qu'un devoir il prit la réelle mesure de ce qui l'attendait plus tard. Etre confronté au mutisme, à l'indifférence ou pire à la résignation des masses. Mais là encore le temps n'était pas à la contemplation aussi funeste soit-elle. Le temps pressait.


C'est alors qu'il tomba sur une connaissance, un ami providentiel. Bugman, le Templier était là, souriant comme à son habitude. Saisissant l'opportunité d'un ami et d'un allié influent, il s'empressa de lui narrer la situation du village... En bon Templier Bugman réagit aussitôt, rameutant de sa forte voix des alliés des quatre coins de la cité. Et bientôt, grâce au charisme du nain et au travail de sape des deux jeunes humains, la rumeur se répandit à une vitesse folle dans les rues, dans les murs, dans les esprits... Quelque soit leur race, quelque soit leur clan des dizaines accoururent, par envie ou par curiosité, mais ils vinrent, là était le plus important. Et finalement, le régiment nécessaire que d'autres avant avaient tant décrit ou mis en avant pour fuir fut là, au village. Le petit paladin ainsi que Mano Khan renouèrent avec l’espoir, priant tacitement pour que les gens ayant répondu ne repartent pas comme les autres.


Les armes étaient brandies, la magie prête à hurler et les esprits outrés par les sévices commis par les Faunes. Pendant les préparatifs, d’autres venaient encore porter main forte, d’autres villes où la rumeur s’était elle aussi répandue. Un murmure tacite naquit au sein du village, d’abord fugace il devint un grondement sourd d’hommes et de femmes prêts à se battre. La vallée peu à peu se remplit d’ordres et de clameurs guerrières annonçant la tempête à venir. Oui, tous étaient bel et bien venus combattre, et ceux là ne fuiraient point. Et, aux fenêtres des plus téméraires habitants, quelques yeux hésitants observaient la scène qu’ils prirent d’abord pour un mirage, puis un miracle. Mais l’Espoir est comme les rêves, aussi fugace qu’une pensée légère emportée par une brise de printemps. Un autre grondement s’éleva en direction des portes, suivis de cris et d’appels. La barricade venait de rompre…


Le plus grand, le plus fort des Faunes avait à lui seul brisé le bois de la porte. Les quelques gardes présents furent très vite submergés par la créature et son escorte déchaînée. Nombre de gardes tombèrent au combat, probablement sous le regard meurtri de leurs proches réfugiés en hauteur. Mais ces braves entraînèrent avec eux toute la garde personnelle du grand Faune. Cependant, même seule cette créature était redoutable. Les blessures de la veille du petit paladin pouvaient le confirmer. Mais qu’importe la fin, qu’importe la ruine, les défenseurs chargèrent comme un seul homme sur le Faune. Un déluge de magie, de flèches et d’acier s’abattit sur lui. Le sang coula sur l’herbe humide tandis que le fracas de la bataille emplissait la vallée jusqu’à la forêt avoisinante. La créature résista, usant de ses longs membres ainsi que de son impressionnante et meurtrière lance. Très tôt il y eut des blessés parmi les défenseurs. Et, pendant que guerriers, chevaliers et apprenti paladin luttaient au corps à corps contre le Faune, les soigneurs tiraient les corps des blessés, couverts par les mages et les archers.


Puissante et résistante, la créature s’obstinait à ne pas céder sous le nombre de ses minuscules opposants. Opposants qu’elle tentait d’empaler de sa longue lance, mais qui déterminés et féroces esquivaient et revenaient sans cesse à la charge. Le combat sembla durer une éternité avant que les premiers signes de fatigue ennemi ne soient visibles. Le Faune bougeait moins vite, maniait sa lance avec moins de dextérité. Les défenseurs en profitèrent aussitôt, redoublant leurs assauts. La bête avait mal, mais les défenseurs aussi souffraient, malgré les efforts héroïques des soigneurs. Le combat s’éternisait et menaçait de s’enliser… Le Faune montrait des signes de faiblesse mais n’était pas encore vaincu…
La créature fit mine de se jeter sur les mages et les archers qui lui causaient le plus de souffrances. Mais elle se heurta aussitôt à un mur de chair et d’acier. Une rangée de chevaliers, de guerriers, et d’hommes d’armes lui barra la route. Ils étaient humains, elfes, orcs ou sombre, mais combattaient ensembles. Ensembles ils étaient si forts… Agissant d’un seul corps, les combattants se ruèrent sur le Faune et attaquèrent ses membres inférieurs afin de couper son élan. Les archers firent tomber une pluie de flèches sur la partie supérieure du Faune, tandis que les mages lançaient éclairs et flammes contre sa chair.


Un cri rauque ébranla le village et ses environs. Le temps s’arrêta quelques instants quand mourut avec lui l’échos de la bataille. Tous se figèrent, tous contemplèrent immobiles et interdits ce qu’ils n’espéraient plus. Le corps massif et mutilé du grand Faune titubait et chancelait comme s’il refusait jusqu’au bout de s’avouer vaincu. Tous le fixèrent l’estomac noué, priant, hurlant intérieurement la fin de tout ce carnage. Et, comme un grand chêne abattu par l’orage, la terrible créature s’écroula sur le sol… vaincue. Certains hurlèrent de joie et de fierté, d’autres refusèrent d’y croire. Quelques uns se laissèrent tomber sur le sol, rappelés à l’ordre par l’épuisement et leurs blessures. Tout était fini, ou presque. Car maintenant il fallait reconstruire, il fallait soigner. Le petit paladin, fort de ses maigres connaissances de néophyte dans ce domaine alla tout de même porter assistance aux soigneurs. Les blessés ne manquaient pas, les remerciements non plus. A chacun, chaque défenseur, quel que soit sa race ou son clan il leur dit à tous merci pour être venu, merci d’avoir combattu ensembles, pour un même objectif. Il n’accepta aucun remerciement parmi les rares qu’il reçut, il n’avait fait que ce qui était juste à ses yeux. Cette journée avait été éprouvante, mais quelque part aboutissait sur une note d’espoir. Peut-être que ce monde dont il rêvait tant n’était pas si utopique…


Une fois la vaillante armada dispersée, il ne restait plus que quelques blessés, ainsi qu’une soigneuse Elfe. Charmante, douce demoiselle Myna qui pansa ses blessures à lui après qu’il eût soigné celle des autres. Elle était comme les Elfes dont on lui parlait petit, belle et douce. Elle était loin des Elfes teigneuses et pleine de haine rencontrées à Giran. Puis un inconnu vint lui délivrer un parchemin avec un message. Un message anonyme exprimant le remerciement du village avec un présent. Au présent il répondit par une promesse, celle de revenir si le village avait besoin d’aide un jour. Et quand il repartit se reposer, les volets et les fenêtres du village des chasseurs s’ouvraient à nouveau, sur une belle journée ensoleillée qui ne serait pas ternie cette fois par la peur…
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