La Bataille d'Urfa

La légende des Paladins et des Prophéties oubliées
 
AccueilCalendrierGalerieFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
Derniers sujets
» [Chronique] Les sentiers de la Paternité..
Dim 24 Mai - 20:23 par Narrateur

» Chapître I : Genèse
Dim 15 Juin - 20:04 par Narrateur

» Les Sentiers de l'Héritage
Jeu 15 Mai - 5:11 par Narrateur

» Bile, Cornes & Acier..
Mer 11 Juil - 19:19 par Narrateur

» Tranches de vies et tranches de lard..
Mer 11 Juil - 19:17 par Narrateur

» Chapitre II : La voie des armes
Mer 11 Juil - 19:16 par Narrateur

» Chapître I : Deux frères
Mer 11 Juil - 19:15 par Narrateur

» Les Sentiers de la Vie..
Mer 11 Juil - 19:12 par Narrateur

» Les Sentiers de la Spiritualité..
Mer 11 Juil - 19:05 par Narrateur

Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Découvrez la playlist DedeRock avec Ours (2)

Partagez | 
 

 Ô Liberté..

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Narrateur

avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 23/12/2011
Localisation : Limbes

MessageSujet: Ô Liberté..   Mer 11 Juil - 18:48

Non loin de l’île Parlante, terre ancestrale du peuple humain, se tient un port quotidiennement fréquenté par moult voyageurs en provenance d'un large éventail de destinations. Nombres d'aventuriers plus ou moins expérimentés y font escale le temps d'un apprentissage ou d'une correspondance. Cet endroit se nomme Gludin. Aujourd'hui frêle village isolé en terres sombres d'apparence, certains oublient quel fut son passé. Jadis fier bastion royaliste protégé par sa milice et ses glorieux chevaliers la cité était autrefois prospère, jouissant des échanges commerciaux du port et des nombreux gens de passage.


Mais les temps ont changé. Car depuis de bien trop nombreuses années, la population mixte, écrasée sous les taxes, la menace et la tyrannie a perdu toute sa superbe d'autrefois. Il ne reste que quelques souvenirs épars, vestiges insolents d'une gloire oubliée, tel l'ordre des chevaliers et les quelques guildes présentes. Gludin est devenue une cité peu fréquentable, pas à cause des Sombres qui au fil du temps négligèrent ce qu'ils considéraient comme un dépotoir, mais à cause du flux d'exilés chassés de Gludio. Population déracinée, qui manque d'être décimée et qui trouva refuge dans les bas quartiers de la cité. Non, Gludin n'était plus que l'ombre d'elle même.




Mais étrangement l'espoir finit par renaître, timidement. Les Sombres, avides de conquêtes tentèrent de prendre Giran, et subirent une cuisante défaite. Puis ils tentèrent de soumettre Dion, encore une fois en vain. Leur puissance et leur domination ne semblaient pas être aussi terribles que par le passé. Certains coeurs où brûlaient encore une flamme de liberté et le souvenir d'antan s'engaillardirent. D'abord muette et discrète, la soif de liberté demeura cachée, aussi frêle qu'un murmure. Mais la rumeur se répandit dans la cité. Accablés de taxes, d'oppression, et devant le manque d'intérêt porté par les Sombres, les habitants s'éveillèrent peu à peu.


De plus, le flux quotidien d'aventuriers de tout horizons ne fit que brasser un peu plus ce désir sous jacent de liberté, d'indépendance. La population croissait en même temps que la grogne de la cité. Qu'ils soient humains, elfes, voyageurs ou bannis de Gludio tous adhéraient au même idéal. Certains même se tournèrent vers l'ancien ordre de Chevalerie de Gludin le coeur rempli d'espoir. Et parmi ces chevaliers, un jeune Paladin qui avait fait ses classes dans cet ordre jadis.
C'est vers lui que convergèrent les Sombres qui étonnamment se rendirent compte de la grogne tacite de Gludin. Seul face à un premier groupe hostile, il fut questionné. Mais il ne dit rien, rien qu'il n’ignorait du moins.


Mais alors que les Sombres se faisaient de plus en plus menaçants et nombreux... D'autres gens arrivèrent. Certains venaient du port, d'autres amenés par la Passeuse, d'autres encore résidents de la cité. Ils convergèrent vers la grande place où deux camps se formaient. Les Sombres qui souhaitaient imposer leur tyrannie après tant de relâchement, et les partisans de la liberté. Une clameur résonnait en ville, certains osaient sortir la tête par leurs volets pour écouter, pour voir ce qu'ils espéraient depuis si longtemps. Des gens, simples habitants ou bien guerriers, quelque soit leur race osaient se dresser contre les Sombres à Gludin. Même l'intervention du tyran de Gludio ne calma point les ardeurs des citoyens. Au contraire, quand il menaça de doubler les taxes il ne fit qu'alimenter la haine et l'envie de révolte des citoyens.


Certains tentèrent de négocier pacifiquement avec les Sombres, d'autres préférèrent les armes comme arguments. Mais tous à leur façon dirent non à cette domination qui n'avait que trop duré. Il n'y eut pas de réel vainqueur ni de vaincus. Mais une graine venait d'être semée, et bientôt elle donnerait peut-être des fruits...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lantre.exprimetoi.net
Narrateur

avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 23/12/2011
Localisation : Limbes

MessageSujet: Re: Ô Liberté..   Mer 11 Juil - 18:48

Gludin, durant la fête naine...




Une étrange animation naquit dans la cité portuaire, telle une sensation oubliée. Divers nains se regroupaient sur la grande place et organisaient peu à peu leurs stands et leurs animations. Les citoyens contemplèrent le spectacle dubitatifs et interdits. Mais les nains n'en eurent cure, ils poursuivirent leur tâche. Et puis, les étrangers, les voyageurs de passage, qu'ils viennent de la Passeuse ou bien du Port s'arrêtèrent peu à peu devant les attractions. Petit à petit se créa une foule sur la place de la cité. Les citoyens eux même quittèrent leur logis pour se mêler aux festivités. Il y avait un peu plus de vie et d'espoir à Gludin ce jour là semblait-il...


Mais hélas la joie et la bonne humeur des nains ne suffirent pas à éclairer cette journée. Car les oppresseurs revinrent, arrogants et autoritaires envers une population qui semblait pourtant s'acharner à demeurer insoumise. Etait-ce l'agitation et la foule, ou bien était-ce ce désir sous-jacent de libertés, toujours est-il que ce soir là les Sombres eurent bien plus de mal à faire asseoir leur tyrannie surs les gens présents. La fête suivait son cours tant bien que mal, bien qu'en partie gâchée par leur intervention. Même le tyran de Gludio manqua d'être à nouveau hué. A l'écart, un vieux chevalier de Gludin jadis fleuron de l'élite royaliste souriait en regardant le spectacle de ces coeurs rebelles et libres.


Les nains décidèrent finalement de déplacer leur fête, excédés par le comportement hautain des Sombres. Fous de rages, certains parlèrent même de cesser tout commerce avec le peuple Sombre par représailles d'une attitude aussi déplorable. Cette nouvelle fit la joie des opposants à la domination des Sombres. Les choses semblaient peu à peu prendre un tournant différent, certaines choses pensées acquises glissaient entre les mains de ceux qui pensaient les détenir. Les terres, les bâtiment peuvent être contrôlés...mais pas les esprits qui y siègent. Les graines semées l'autre soir commençait à peine à germer, beaucoup s'en rendirent compte et rejoignirent les défenseurs de Gludin de plus en plus nombreux. Les seuls visiblement qui refusaient de voir, étaient les Sombres apparemment...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lantre.exprimetoi.net
Narrateur

avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 23/12/2011
Localisation : Limbes

MessageSujet: Re: Ô Liberté..   Mer 11 Juil - 18:48

Fraternelle trahison...







Gludin, l'insoumise...




La nuit recouvrait de son linceul opaque la cité portuaire. La journée avait connu son lot d'incidents plus ou moins graves, plus ou moins récurrents désormais... De temps à autre quelques groupes de sombres sillonnaient la cité telle une meute en chasse. Parfois, elle trouvait son gibier. Et parfois, elle le devenait à son tour. Car dans les ruelles proches du port ou bien celles mal éclairées, là où les regards ne percent pas l'obscurité, certains osaient prendre les armes. Les bourreaux devenaient gibiers, le temps d'une vengeance fugace. Les ombres de la cité, mues par ses citoyens si longtemps oppressés, semblait former un corps, et lutter à sa façon.


Et parmi ses ombres tantôt impassibles, tantôt vengeresses se trouvait ce jeune paladin effronté. Figure de proue de la rébellion de Gludin depuis sa découverte par l'oppresseur, il n'avait cessé d'oeuvrer pour le retour à l'indépendance et la liberté de Gludin avec l'aide de l'ancien ordre de chevalerie de la ville. Les jours prochains promettaient comme les précédents d'être encore rude, mais il y avait de l'espoir dans son coeur ainsi que celui des habitants. Cependant, il ne pouvait s'empêcher d'être mélancolique sur la situation. Lui qui voulait tant bâtir ce monde sans guerre avait été obligé de mener une insurrection pour parvenir à ce but. Que voulaient les Sombres au delà de dominer bêtement tout ce qui les entoure ? Peut-être simplement la même chose que lui, à leur façon, protéger les siens...


Hélas souvent l'espoir demeure un leurre, une illusion évanescente avant la chute. Son intuition l'avait préparé à envisager nombre d'issus même la pire aussi bien pour Gludin que sa propre vie. Mais jamais, non jamais il n'aurait imaginé quel en aurait été l'instrument. On n'est trahi que par ceux qu'on chérit... La simple pensée qu'un des siens, aussi menacé que lui par l'expansion inquiétante des sombres, lèverait la main contre lui était inimaginable. Et pourtant, usant d'artifices et de tromperies ils le commirent l'irréparable...


Au petit jour, sur une plaine déserte aux alentours de Gludin se tenaient deux silhouettes. Celle du paladin demeurait droite et stoïque face à celle de son assassin, toute arme dehors. Et puis, comme si la lâcheté et la fourberie n'avaient plus de limites en ce monde, une troisième se faufila et lança une attaque à revers. Etait-il naïf ou stupide pour ne pas avoir senti venir l'issu malgré la mise en scène malhabile ? Qui sait... Un combat éclata sur la petite prairie pourtant si calme tandis que l'aube s'achevait. La silhouette du paladin fit face de son mieux aux deux traîtres, le coeur lacéré. Etrangement, son arme resta au fourreau tout le long du combat, comme si malgré sa peine de se voir ainsi trahi, il ne pouvait se résoudre à prendre la vie des siens, aussi viles soient-ils...


Enfin, quand la prairie fut complètement éclairée par le jour levant.. il ne resta plus que deux silhouettes. Celles des bourreaux. Nul ne revit après le petit paladin dans la cité de Gludin. Les derniers témoins l'aperçurent proche d'une sortie après qu'il ait discuté des modalités avec le vénérable chevalier Vasper. Il accompagnait une jeune femme visiblement. Mais depuis aucune nouvelle de lui. Certains s'inquiétèrent, d'autres se persuadèrent qu'il était reparti mander de l'aide ailleurs, mais aucun ne savait réellement.
Et, quelque part, un homme pleurait rongé par le chagrin d'une telle trahison...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lantre.exprimetoi.net
Narrateur

avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 23/12/2011
Localisation : Limbes

MessageSujet: Re: Ô Liberté..   Mer 11 Juil - 18:49

Port de l'Île aux Murmures..





Un étrange va et vient de navires rythmait la vie du port depuis quelques jours déjà. Les alentours voyaient fleurir des tentes et autres habitats improvisés tandis que les bateaux déversaient quantité de réfugiés en provenance de Gludin. Des femmes, des enfants, des vieillards qui avaient été escortés hors de leur cité par quelques membres de la Légion des Inis. Certains ne voulurent pas quitter Gludin. A ceux là on confia des armes et quelques conseils. Les autorités du port aidées de la Légion encadrèrent ces mouvements ainsi que la mise en place de ce refuge temporaire.


Une majeure partie des habitants refusa cette évacuation. Mais l’appui des Chevaliers de Gludin permit d'en convaincre le plus grand nombre. Ceux qui restaient malgré tout se révèleraient probablement être de fidèles alliés au sein des murs de la cité. Cela durait depuis plusieurs jours. Discrètement, famille par famille on allait au port en emportant le minimum pour ne point éveiller les soupçons. Et, profitant des allées et venues importantes du port on les faisait embarquer discrètement pour l'Île aux Murmures.


Peu à peu la cité se vidait de sa population humaine, mais aussi des nains et des elfes réfugiés. Gludin devenait ville fantôme, ses quartiers désertés ou peuplés de rebelles prêts à égorger tout Sombre à portée. Apprentis despotes ou bourreaux puérils ne trouvaient que peu de proie lors de leurs visites à Gludin. Seule parfois à côté du temple ou des Chevaliers de Gludin se dressait la silhouette d'un Paladin désormais connu en cette cité. Pour faire diversion et prouver malgré tout que rien n'était terminé.


Et pendant ce temps, du port de l'Île aux Murmures à Gludin, d'Avonis à Harmondiel, la rébellion se mettait en marche. Les semaines de tractations, de secrets et de manoeuvres étaient dévoilées. Bientôt une page de l'histoire des terres de Gludio et ses environs allait s'écrire...dans le sang probablement. Des recoins du royaume laissé en jachère on accourait, on rejoignait les rangs de cette improbable coalition qui marchait d'un pas décidé et ferme contre la menace et la tyrannie qui régnait sur ces territoires trop longtemps oppressés.
Peut-être échoueront-ils. Ou peut-être pas. Mais pour la première fois depuis longtemps, les Sombres devront répondre de leurs actes, et trembler devant les prémices d'une tempête à venir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lantre.exprimetoi.net
Narrateur

avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 23/12/2011
Localisation : Limbes

MessageSujet: Re: Ô Liberté..   Mer 11 Juil - 18:49

Gludin, avant le massacre...




Le plan semblait précis, efficace. Proposer aux Sombres une diversion suffisamment importante pour dégarnir leurs rangs à Gludin et faire éclater la révolte de l'intérieur. Et cela marcha, quelques instants. Les rebelles aidés des Chevaliers de Gludin, de quelques alliés notamment du Lion Blanc, de Deklan ainsi que d'un Paladin et d'un orc parvirent à déstabiliser les maigres forces qui tentaient encore de maintenir un semblant d'occupation à Gludin. Mais, alors que les alliés se déchaînaient à Gludio tout bascula à Gludin...


Des hurlements retentirent, des cris de guerre reconnaissables entre milles pour celui qui les entend ne serait-ce qu'une fois, à condition qu'ils survive. La Horde débarquait par le port. La trahison tant prévisible et redoutée venait d'avoir lieu. Les orcs ne tuèrent pas que les Sombres, mais tous ceux qui croisèrent leur route. Parmi eux, les rebelles qui avaient refusé d'évacuer vers l'île aux murmures, et les Chevaliers de Gludin. Gludin qui pendant un fugace instant manqua de retrouver son indépendance, fut plongée dans le chaos. Les défenseurs, les rebelles étaient trop peu nombreux. Gludin semblait perdue.


Alors, les remords et la honte naissant déjà en son âme, le Paladin se rua par une sortie, armée de torches. Il se rendit au port et y fit prendre le feu, brûlant maisons, entrepôts et navires. Le feu se propageait enfin malgré de cruelles difficultés à embraser le port. Au moins les orcs ne seraient pas une menace pour les terres humaines pour le moment. Il contempla les flammes qui s'élevaient de Gludin, cette ville qu'il aimait tant et qu'il venait de sacrifier malgré lui. Mais l'heure n'était pas aux remords ni à la culpabilité, bien qu'il commençait déjà à en être rongé. Il fallait évacuer les quelques défenseurs de Gludin survivants et prévenir les alliés à Gludio.


Un groupuscule de combattants quitta Gludin abandonnée aux flammes et aux orcs et se dirigea vers Gludio où le combat faisait rage. Quand il arriva sur place il vit la porte défoncée et les corps d'assaillants comme de défenseurs gisant sur le sol. Les défenses du château avaient semble t-il été défoncées et le combat se déroulait à l'intérieur désormais. Gludio semblait aussi chaotique que sa jumelle en flammes. Et puis l'improbable se passa, le château fut pris. Les attaquants devinrent défenseurs le temps de consolider leur coup d'état. Les vagues sombres venaient s'écraser sur leurs rangs tentant d'emporter dans la tombe le plus possible d'ennemis. Mais les rangs alliés parvinrent à tenir leur position. Gludio désormais, n'était plus administrée par la tyrannie Sombre.


Elrond ressortit du château, acclamé par ses frères et les alliés qui se félicitaient mutuellement. On acclama les défenseurs, les rebelles. On salua le Paladin qui en eut la nausée. Qu'avait il fait en fin de compte ? De Paladin voulant protéger ses amis et son peuple il se travestit en Diplomate, puis en Politicien. Il fut forcé d'user de ruse, de courtoisie de secrets et de manipulations, allant même jusqu'à pactiser avec la Horde qui ne manqua pas de saisir sa chance. Et ce fut Gludin qui en paya le prix. Le prix d'un désir à la base si pur et sincère de bien faire, d'aider des innocents. Un désir qui scella le sort d'une cité désormais en ruines. S'il est écrit dans un livre ô combien contesté par les adeptes d'Einhasad qu'un endroit enfer est pavé de bonnes intentions, alors il est probable que de nombreux pavés s'ajoutèrent à ce chemin de damnation.


Mais le sort s'acharna sur Gludin encore. Les Sombres chassés de Gludio se réfugièrent à Gludin, comme jadis leurs ennemis quand ils prirent possession du château. Les rôles s'inversèrent, ironie du destin... Ils trouvèrent les Orcs en train de piller et de détruire ce qui restait de la cité. Et encore une fois, de violents combats ensanglantèrent la cité. Cette fois ci, les sombres sortirent victorieux. Une partie des alliés marcha sur la cité de Gludin pensant y chasser les orcs. Ils y trouvèrent ce qui restait des forces Sombres regroupées dans la cité en ruines. Les rangs ennemis se firent face, mais étonnamment peu de sang coula. Des deux côtés la fatigue, l'épuisement se faisaient sentir après ces batailles féroces. Pour un temps les forces humaines, elfiques, naines, tous les combattants formant cette improbable mais redoutable coalition se retirèrent, laissant aux Sombres une cité en ruines et sans port.


Le paladin exhorta ses compagnons de se replier à Gludio afin d'organiser et défendre la ville, et surtout éviter de verser d'avantage de sang sur le pavé. Toutes ces morts, tout ce carnage lui donna la nausée. La culpabilité, le remord lui lacéraient l'âme comme la lame impudique d'un bourreau invisible qui fouillerait sa chair. C'était sa faute aussi, il devait assumer sa part dans tout cela en étant l'un des principaux acteurs de cette rébellion. Il dut partir de Gludin qui au final revint aux Sombres, désormais provisoirement maîtres d'une cité dévastée, aux cultures alentours brûlées par les orcs... Le Paladin ne put savoir ce qui arriva aux Chevaliers de Gludin, étaient-ils tous morts ? Avaient-ils pris la fuite ? Qui s'occuperait de mettre leur corps en terre..


Quand les clameurs finirent enfin par s'éteindre, que les blessés agonisants décédèrent et que les victorieux furent enroués, ne restait dans un recoin qu'un homme jadis Paladin, la tête entre les mains, l'âme souillée par les remords et la honte...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lantre.exprimetoi.net
Narrateur

avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 23/12/2011
Localisation : Limbes

MessageSujet: Re: Ô Liberté..   Mer 11 Juil - 18:49

Port de l'Île aux Murmures..




Une rumeur ébranla les alentours du port, se propageant comme une maladie des marins aux habitants. La nouvelle circula jusque dans les quartiers des réfugiés humains de Gludin qui accoururent aussitôt vers la foule qui s'amassait vers un navire où débarquaient archers et combattants. Visiblement, ils revenaient d'un raid maritime lancé contre le port de Gludin que les Sombres tentaient en vain de reconstruire. Mais plus surprenant et plus réjouissant, l'appuis des forces Elfiques venant de Gludio coordonné avec leur assaut avait permis par une série de raids et de combats sanglants de repousser les Sombres. Gludin était désormais libérée de leur influence, redevenue libre et indépendante sous la protection des forces alliées. Certains combattants arboraient le blason de la Légion des Inis, les protecteurs du peuple humain. Sans nul doute que ce peuple revendiquera la cité de Gludin de part sa position géographique et la proximité des terres ancestrales humaines, tout en lui conservant sa neutralité et le libre passage.


Mais pour l'heure, l'objectif était la reconstruction. Les Sombres, n'avaient pas eu le temps d'achever leurs travaux et la cité se devait de retrouver sa splendeur d'autrefois ne serait-ce que pour ses réfugiés. Par chance, les alliances tissées en amont promettaient de faciliter le travail de reconstruction. En effet les nains et leur savoir seraient un élément très favorable quand au gain de temps, cumulé au nombre d'ouvriers humains qui se préparaient à embarquer. De plus les appuis militaires et logistiques de Gludio garantissaient une sécurité de travail majorée par la présence de la Légion des Inis et de la cohorte du Lion Blanc. Cette fois ci semble t-il, le sort de Gludin semblait devenir plus calme et moins tragique, enfin.


Parmi les arrivages de réfugiés et d'ouvriers mobilisés se trouvait un homme discret qui préféra rester à l'écart durant le trajet. Quand enfin il pénétra dans Gludin, de honte il faillit verser des larmes. Cette cité qu'il aimait tant n'était plus que l'ombre d'elle même, en grande partie par sa faute. Il se détacha des rangs des ouvriers et erra parmi les bâtiments quelques heures. Le remord et la culpabilité l'assaillirent violemment quand il contempla l'état du temple d'Einhasad ainsi que la caserne de l'ordre des Chevaliers de Gludin. Mais une silhouette se dressait encore devant les vestiges de ces courageux Chevaliers. Une silhouette bien connue et improbable à la fois. Etait-ce un mirage ou bien un miracle ? Peut-être les deux. Car sous les yeux incrédules de l'ancien paladin se dressait la silhouette voûtée mais fière du vieux Chevalier Vasper.


Il aurait aimé se précipiter le saluer, heureux de le voir sain et sauf, mais il ne pouvait deviner si le chevalier lui tiendrait rigueur des évènements tragiques qu'avait subi Gludin. Alors, plein d'amertume et de honte il passa son chemin. Il rejoignit les autres ouvriers qui s'affairaient déjà au port. Le reconstruire était la priorité afin de faciliter les échanges avec l'Île aux Murmures. En attendant, jouissant toujours de la protection cumulée des forces elfes et des alliés, des navires humains croisaient aux alentours de Gludin pour parer toute attaque suicidaire ennemie. Tandis que les forces alliées oeuvraient à le reconstruction, d'autres planchaient déjà sur des édits afin de garantir à Gludin le statut qui aurait toujours dû être le sien, celui d'une cité neutre et paisible garantissant à chacun un libre passage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lantre.exprimetoi.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Ô Liberté..   

Revenir en haut Aller en bas
 
Ô Liberté..
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Fort-Liberté, une potentialité touristique
» Aimé Césaire, la liberté pour horizon
» 25 septembre 1991, Aristide à L'ONU : Liberté ou la mort !
» les chemins de la liberté
» [Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Bataille d'Urfa :: Les anciennes prophéties :: Découvrir le monde..-
Sauter vers: