La Bataille d'Urfa

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 Chapitre II : La voie des armes

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MessageSujet: Chapitre II : La voie des armes   Mer 11 Juil - 19:15

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MessageSujet: Re: Chapitre II : La voie des armes   Mer 11 Juil - 19:15

Verteron...




Assise sur un rempart alors que le jour était à son zénith, une silhouette vêtue de mailles se tenait assise au dessus d'un carnet, une lance posée à ses côtés et quelques maigres rations de soldats déjà entamées non loin. L'auteur était encore un jeune garçon dont la barbe manquait encore d'être étoffée.




~~~~~~~~~~~~~~




Chapitre II : La voix des armes.

Premier verset : Mentor et instruction.





Mon nom est Khan Delmeth, soldat affecté officiellement à la défense de Veterton depuis seulement quelques heures. Cela fait un an que Ish' et moi avons quitté notre village pour découvrir le monde par nos propres yeux. Une année de travail, de souffrances et d'apprentissage pour avoir le droit de porter la livrée de soldat. Je me rappelle encore notre arrivée ici, à la citadelle, avec chacun une épée de basse facture, faîte par moi même. Les gardiens et les soldats nous considéraient avec amusement et un soupçon de mépris. Difficile de prendre au sérieux sans doute deux garçons en guenilles.

Il aura fallu qu'on soit obligés de mettre la pagaille, en cherchant la bagarre auprès des cadets qui recevaient leur instruction militaire pour qu'on nous remarque. Il faut dire qu'on n'y est pas allés de main morte. Ish' saignait de l'arcade, moi la bouche pleine de sang et en face quelques nez pétés. Il faut dire qu'en face, avec leurs beauc pourpoints de cuir, nos coups de poings ne servaient guère plus qu'à leur masser l 'abdomen. Leur visage par contre...

C'est un gardien instructeur nous sépara. Les trois cadets que nous avions provoqué - non sans plaisir pour ma part vu leur comportement dédaigneux quand ils nous ont vu - avait été rejoints par le reste de leur promotion. Sans doute la branlée qu'il nous infligea fut aussi bien moralisatrice que salvatrice. Qui sait ce que les autres nous auraient fait si on leur avait laissé le temps ?

Cet homme s'appelait Vornar. C'était un daéva, un des tous premiers que j'ai rencontré durant ma vie. Après que nous ayons retrouvé nos esprits, il nous questionna au calme sur le motif de notre bagarre et notre venue dans la citadelle. C'est alors que nous lui avouâmes tout. Nos buts, nos rêves et cette discussion cruciale que nous avions en chemin. Certes nous voulions découvrir le monde, vivre moultes aventures, mais en voyant quels dangers peuplait rien que les abords de notre village, nous avions en quelque sorte muri je crois. Nous voulions devenir forts, plus forts, afin de protéger notre foyer.

Alors le daéva nous considéra un moment, et nous avions le sentiment d'être tout petits. L'homme était grand et large d'épaules, et une épaisse armure de cuir protégeait son corps, soulignant d'avantage l'impression de puissance qui s'en dégageait. Les Daevas sont ils tous aussi charismatiques ? Je ne sais pas, mais ce que j'ai aimé durant tout ce temps passé auprès de celui qui devînt une sorte de père pour nous, c'était sa sagesse séculaire. Il était la preuve qu'un homme d'armes n'était pas qu'une brute ou une machine à distribuer des coups mortels, mais une sorte d'illuminé. Un être guidé par le devoir et des idéaux qu'il doit chaque jour reforger au fil de sa volonté, par ses actes et la pratique. A l'homme d'armes en question par la suite de décider quelle sera sa voix. Soldat, mercenaire, aventurier ou filou, bandit et assassin, Vornar disait que ce choix nous reviendrait, à nous seuls, une fois qu'il aurait fini de nous instruire avec les autres cadets.

C'est ainsi que débuta notre formation, physique et morale et que le premier chapître de notre nouvelle vie s'énnonçait.





~~~~~~~~~~~~~~


Puis quelque chose détourna l'auteur de son carnet, et il écrasa du pied une main qui tentait de se faufiler sur ses rations.


"Bats les pattes !"


Le voleur portait la même livrée que l'auteur, et semblait un peu plus grand. Ses traits n'étaient autres que ceux d'Ishmael.

"Tu fais quoi frerot?" demanda t-il en laissant errer à nouveau une main vers les rations.

"Je m'apprête à défoncer toute personne qui touche à mon repas." répondit sèchement Khan

"Ah, promesse dure à tenir." dit-il en s'emparait d'une pièce de viande séchée.


Et l'auteur laissa choir son journal tandis qu'il sautait du rempart sur son frère pour une bagarre fraternelle comme il était souvent coutûme.
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MessageSujet: Re: Chapitre II : La voie des armes   Mer 11 Juil - 19:16

Second verset : Devenir un homme.





La vie militaire est rude et déroutante au tout début. Non pas que se lever avant l'aube soit une habitude que je n'avais déjà du temps où je travaillais à la forge, mais la journée est particulièrement découpée et organisée. Ce doit être typique de l'armée. Mais on s'y fait, mis à part une corvée qu'on esquive pour piquer une sieste sur les remparts. Mais hélas, il est bien délicat d'échapper à la vigilance des daevas. Le mitard est assez angoissant au départ, et si on fait abstraction de l'humidité et des odeurs, on s'y fait.


Hier l'instructeur Vornar nous a accroché à chacun dans le dos un rondin qu'on devait tracter sur le sable, en tenue complète. Ça a duré 4 heures, mais j'ai l'impression que ça a duré 10 ans. Entre la chaleur, le poids du bois et le sable cet exercice m'a semble bien plus pénible que les autres à ce jour. Pour preuve, l'instructeur était tellement content de nous voir en baver autant qu'il a dit qu'on recommencerait souvent, surtout si nous faisions des conneries. Et forcément, quand il a ordonné la fin de l'exercice et qu'on a voulu se jeter à l'eau pour se rafraichir..ben on a gagné une heure de torture en plus. C'est un gars comme ça, Vornar...
Mais ce que j'aime le plus depuis qu'on a débuté notre instruction, c'est ce court laps de temps où quand on rentre après cette journée de travail de sang et de sueur on demeure tous ensembles avec les autres. C'est un temps de fraternité, de convivalité et de rigolades. Mais ça ne dure qu'une heure maximum, car tout le monde pionce tellement il est crevé. Des fois Ish' joue d'un truc en pleine nuit pour les faire chier.


"Vos gueules putain ! " il leur sort quand ils râlent, et tout le monde se réveille et grogne. Des fois ça part en baston, une fois ça a réveillé Vornar. Putain on en a mangé des tours sur la plage avec nos rondins cette fois là. Mais il faut admettre qu'avec le temps, quand on a un moment - rare - pour se permettre de prendre du recul, on s'aperçoit du changement. L'armure qu'on nous a donné à notre acceptation n'est plus aussi lourde qu'elle semblait l'être au début. Nous avons grandi, nous avons changé et un peu mûri, si peu disait Vornar.


Selon lui, le temps était venu après ces quelques mois de débuter les choses sérieuses. Après disait-il avoir commencé à forger nos corps et un peu notre volonté par l'exercice et la souffrance, il désirait forger l'adresse et l'esprit des cadets. Ish' m'a mis un coup de coude, ravi, cela signifiait qu'on allait débuter le maniement des armes. Selon notre redoutable et avisé instructeur, tenir une arme ne rend pas plus fort ou plus juste, mais simplement plus dangereux, à condition de savoir s'en servir. C'était un homme curieux pour un soldat, peut-être était-il tellement vieux qu'il avait acquis beaucoup de sagesse durant ces siècles. Car si un bon soldat se doit d'être obéissant et discipliné afin que l'ordre instauré demeure, il nous enseigna qu'un homme, ou même un Daeva portait en lui la réponsabilité d'être un bon citoyen. C'est un peu comme une sorte de conscience supérieure au service des autres, une forme d'éthique à chérir pour rendre son monde meilleur, qu'on soit soldat ou civil. Selon lui, c'était un enseignement risqué, car souvent en temps de guerre hélas on voit ça et là les fruits de la cruauté et de la barbarie. Et cela dans chaque camp. Nous nous sommes tus, muet de stupeur devant ce qui pourrait être jugé comme un blasphême suffisant pour être traîté en court martiale.


Vornar a dit qu'un jour peut-être nous comprendrions la portée de ses mots, quand nous verrions nous même la guerre, la mort et les charniers qu'elle fait pousser. J'avoue ne pas être tellement pressé d'assister à cela, mais j'ai pris un engagement. Les mois suivants furent largement consacrés au maniement des armes et à l'entraînement pratique. Vornar nous séparait volontairement avec Ishmael car nous nous connaissions trop et il jugeait que cela freinait notre apprentissage. Il n'avait pas tort, à côté de lui les mouvements des autres me paraissaient si imprévisibles. Ca fait mal, mais plus ça fait mal, plus la leçon rentre vite. Nous sommes à 10 mois d'instruction, et la fin de notre apprentissage approche à grand pas. Je sais que je resterai nostalgique de cette période agitée et formatrice, mais d'un autre côté l'avenir me paraissait bien plus excitant.


Un soir, alors que nous avions fait le mur pour nous entraîner sur la plage avec le frangin, une silhouette est apparue dans l'obscurité. Un homme large et imposant, portant une longue épée qu'il braque sur nous. Je me souviens les regards que me jetait le frangin, entre inquiétude et suspicion. Et puis l'inconnu a foncé sur nous, tentant de nous taillader d'un large coup tranchant. Nous avons chacun roulé sur le côté pour éviter ce coup mortel et aussitôt dégainé nos armes. Je me souviens à présent que les gars pendant une ronde parlaient de brigands aux abords de la citadelle la nuit tombée. Mais à peine étions nous relevés la bouche pleine de sable que l'ennemi avançait déjà. Pour la première fois depuis que j'avais commené l'enseignement, j'ai connu la peur. On avait beau parrer ses coups, sa force nous faisait reculer en arrière quand on ne perdait pas l'équilibre. Tantot l'un tantot l'autre nous nous jetions face à l'épée ennemie pour protéger celui à terre. Chacun était à la fois le bouclier et l'épée de l'autre. Ca m'a rappelé il y a toutes ces années, au village, notre rencontre et noter première bagarre ensembles.


Mais malgré ce que nous avions appris et nos efforts communs à repousser cet agresseur, il finit par mettre à terre Ish' une fois de plus et à me désarmer. Nous étions à sa merci. J'ai gueulé. Quand je l'ai vu lever son arme sur mon frère j'ai gueulé pour qu'il arrête. Et là le type m'a demandé à quoi j'étais prêt...
Je crois avoir répondu à tout ce qu'il veut, et aussi que ce n'était qu'un connard parce qu'une vie n'a pas de prix. Je me souviens avoir vu Ish' lever les yeux au ciel à ce moment là. Mais le type a planté son arme dans le sol et a ricanné. L'enflure. Mais en fait, quand il a ôté son heaume, on était sur le cul - enfin le frangin l'était déjà - car c'était Vornar...
Il nous a regardé et a sourit, je ne sais pas pourquoi. Il semblait content, et nous on avait la gueule en sang... Je crois que nous étions devenus des hommes ce jour là..








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