La Bataille d'Urfa

La légende des Paladins et des Prophéties oubliées
 
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 Bile, Cornes & Acier..

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MessageSujet: Bile, Cornes & Acier..   Mer 11 Juil - 19:18

Les Collines Célestes...









"Holà guerrier !!" harrangua un soldat de la fédération.


"Quoi à la fin ? On ne peut pas être tranquille dans ce pays d'merde ?" bougonna l'homme qui était adossé contre un arbre, lorgnant au loin les flammes du feu de camp.


"La fédération s'est engagée à aider cette contrée et ses habitants, hélas nous manquons d'hommes. J'aurais une tâche à te confier."
dit le soldat


"Tu sais où tu peux t'la foutre ta mission ? J'suis pas ton larbin, casse toi."
répliqua le mercenaire.


"Eh ! Moi je suis pas d'la fédé hin ! Par cont'e vo't aide s'rait la bienv'nue. T'accept'rais bien d'nous aider dis hin?"
demanda un des fermier du village voisin.


"Dégage ton cul plein d'puces de là, trou du cul d'bouseux. Vous faîtes chier comme ça tous les pécors qui passent ? Pas étonnant que ça soit l'merdier chez vous ! J'ai une gueule de prêtre de Velik ??" rétorqua Nennius.


"..."


"Alors tirez-vous, allez emmerder le prochain connard de passage et foutez moi la paix !"


"Et si j'te payais mon gars ?! J'veux dire, tu fais l't'avail, et moi j't'paye ap'ès ?" demanda le fermier.


"..... Bon vaut démiocher la gueule à qui ou à quoi chez vous..?"



"Ben.. c'qu'on a d'sacrés problèmes avec d'kumas par là-bas dis !" répondit le fermier un peu contrit.


"Des Kumas ? Rien qu'ça ?? Et si j'me jette d'une falaise hin ? Ça fera pareil au bout, mais j'souffrirai moins longtemps !"
s'emporta Nennius.


"J't'en donne 2 pièces d'or par tête ! C'toute nos économies !" geignit le fermier.


"Bon, considérez qu'ils sont morts vos gros tas..."





Hélas le problème quand on fanfaronne, tout appâté par le gain qu'on soit, c'est qu'il faut tenir parole, faute de quoi on finit par perdre crédibilité et honneur. Et si le mercenaire avait consenti il y a longtemps à s'assoir sur ce dernier, la crédibilité, elle, était vitale pour son fond de commerce. Seulement, les Kumas eux, y voyaient d'un autre œil bien évidemment. Le premier essai avait payé, mais les blessures et la fatigue nécessaires pour y parvenir lui posaient d'intenses dilemmes internes concernant la rentabilité de ce travail. Peut-être aurait il du demander la moitié d'avance, et filer en douce. Ah non.. la crédibilité. Il fallait encore la prendre en compte pour le moment, jusqu'à ce que l'heure vienne où il pourrait s'y assoir dessus à son tour.


Et puis la solution est apparue sous une forme des plus originales et des plus aguicheuses pour l’œil. Voici qu'une femelle castanic, elle aussi - la pauvre - harcelée par ces grouillots qui peuplent la région s'aventurait sur les sentiers de la chasse aux Kumas. Quel étrange pays d'ailleurs, qu'on y croise tant de fermes pour n'y voir pousser au final que des engeances et des créatures sauvages. L'envie lui taraudait en son fort intérieur d'aller tancer les fermiers du coin, comme s'ils étaient responsables de ce chaos après tout.. Quoique, qui sait.. Mais pour l'heure, il s'efforçait de se montrer affable envers la guerrière castanic qui s'approchait, et aussi de la regarder dans les yeux. Les vrais yeux.
Étrange peuple pensait-il, qu'ils envoient leurs femmes au combat avec de si grosses armes, mais de si petites armures. Il lui paraissait inconcevable qu'une protection laisse l'abdomen à l'air par exemple. Déjà il pouvait apercevoir quelques gouttes de sueur qui perlaient autour du nombril de la castanic. Dans les yeux, dans les yeux..


Elle disait s'appeler Maya, et être venue aider les gens du coin en échange de quelques parchemins et reliques. Le mercenaire haussa un sourcil, et s'amusa intérieurement de la situation. Les Castanics n'étaient pas connus pour leur sens de la charité, ni pour leurs mœurs prudes d'ailleurs. A cette pensée, il s'autorisa à tenter de lui proposer quelques divertissements qui lui rappelleraient sa patrie une fois leur travail terminé. Car il est bien connu qu'après l'effort, vient le temps du réconfort. Non, la donzelle ne lui disait pas tout, il en était persuadé, mais il s'en fichait bien. Du moment qu'il ne lui tournait pas le dos, elle était une bénédiction pour qu'il touche son salaire. Aussi s'employa t-il à ce qu'elle marche toujours devant, ce qui pour la peine jumela l'utile au très agréable...


Et ensembles, il pourfendirent moult Kumas et même parmi les Nagas firent de sanglantes percées. Le mercenaire relâcha un peu sa méfiance, après tout rien de tel qu'un bain de sang pour savoir quel genre de personne on a à faire. Une fois leur office terminé et l'argent alourdissant leurs bourses, ce bon vieux mercenaire songeait déjà à les vidanger. Ils parlèrent autour du feu de leurs origines, de leur culture, et pendant cette manœuvre grossière il eut même la surprise d'en apprendre un peu plus sur le peuple Castanic et leurs mœurs. Une société dirigée par les femmes ! Jamais il ne songerait à évoluer dans pareille société. Et du coup, les bordels de Castanica lui semblèrent moins attrayants.


Hélas, une tornade rousse d'acier et de rancœurs vînt ruiner ses plans. Une guerrière tout aussi courte-vêtue et tout aussi lourdement armée s'imposa dans la discussion. Ne cachant pas son aversion pour cette dernière, il l'accueillit par un très courtois :


"C'comme ça que tu t'habilles ? On dirait une putain ! Tu tiens tant qu'ça à finir comme ta mère toi ?"


Et comme à chaque fois depuis que la fille avait retrouvé son tendre et cher paternel après toutes ces années, ce fut leurs sempiternels échanges injurieux et grivois. Ils s'y prirent tellement au jeu, que Maya, probablement gênée par un tel flux de bile et d'horreurs lancées entre personnes du même sang s'éclipsa poliment. Hélas, son départ ne clôtura pas l'échange, et l'arrivée peu après d'un Aman qui réclamait d'anciennes dettes dues à sa propre mère n'arrangèrent rien. Mère dont il accusa le mercenaire de l'avoir chevauché pendant qu'il jouait dans la pièce d'à côté étant tout jeune. Visiblement les dettes qu'il lui devait n'étaient pas si importantes car cette dernière avait prospéré tant et si bien qu'elle gérait à présent plusieurs établissements exotiques et réputés pour la qualité des services de ses hôtesses.
Au final, après un autre échange véhéments et très imagé sur le physique ingrat de l'Aman, qui pourtant possédait un faciès moins vilain que le mercenaire, au final donc il fut trouvé un accord... Le mercenaire proposa bien gentiment de refourguer sa fille chérie à l'un des établissements en paiement de dettes.


C'est que les bonnes pensions coûtent cher de nos jours aussi... Et puis se dit-il, cela la rapprochera un peu de feu sa mère..
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MessageSujet: Re: Bile, Cornes & Acier..   Mer 11 Juil - 19:18

D'Alshindara sur forum off :


Citation :
"C'comme ça que tu t'habilles ? On dirait une putain ! Tu tiens tant qu'ça à finir comme ta mère toi ?"

Dans ses moments là, le temps s'arrête tandis qu'un gout amer de bile et de sang vous envahit la bouche et qu'un désagréable frisson se met à vous parcourir l'échine de bas en haut. Tout vous revient d'un coup; une enfance innocente coincée entre une mère aimante et toute ses tantes dans votre grande maison rouge ou tout le monde est toujours si préssé, comme si l'univers entier se construisait et se défaisait entre deux portes qui claquent au son des éclats de voix des adultes. D'ailleurs si vous n'avez pas d'amis c'est parce qu'il n'y a pas d'autres enfant ici, mais qu'importe vu que toutes vos "tantes" jouent avec vous et tous vos "oncles" qui voyagent vous ramène sans cesse des cadeaux ou des friandises...

Puis vous grandissez et votre petit univers s'effondre a mesure que vous prenez conscience du sordide qui vous entoure; sordide qui bien malgré vous croît proportionellement à votre tour de poitrine. Vous avez seize ans et vous vomissez cet environnement ou votre tranquilité n'est garantie que parce que votre mère se tue à l'ouvrage pour que vous ne soyez pas souillée par cet univers dégueulasse... Naturellement, tout ça vous ne vous en rendez pas compte sur le coup en bonne petite conne nombriliste vous pensez que tout vous est dû.

Mais un jour maman tombe malade et dépérit a vu d'oeil; ses formes se fânent si bien que personne ne viens plus la voir et ses cheveux; ses cheveux flamboyant dont vous avez hérité se décollent par plaques à mesure que son calvaire augmente. La maladie des amoureux qu'ils appellent ça...vous vous dîtes que vous foutriez bien votre pieds dans le cul de l'abruti qui a pu appeller un truc aussi dégueulasse comme ça, mais la souffrance de votre mère dure des semaines, un temps que vous mettez toutes deux a profit pour vous dire les choses que jamais vous ne vous êtes dîtes...

Mais qu'est ce qu'une prostituée agonisante peut bien dire à sa fille unique ? Elle s'excuse en pleurant de la vie que sa gosse a menée et commence à lui parler d'un homme; plus précisemment de L'Homme le plus important de votre vie, son cher papa... un habitué; le fidèle parmis les fidèles; celui qui venait a chaque fois revoir son objectrice de conscience préférée en la personne de votre mère. Celui avec lequel elle s'était vu un temps partir loin de ce monde là mais qui au final s'est retrouvée seule aussitôt que le laron à su pour le marmot ! Nennius !

Pas évident en partant de là d'avoir envie de croiser le bonhomme..A part peut être pour lui crever les yeux, cependant les autres pensionaires de la maison commencent a réclamer de l'argent que votre mère ne peut plus fournir; et toutes leur attention se tourne vers vous...après tout un pucelage ça vaut le triple comme elles disent...

Alors dès que votre mère pousse son dernier soupir vous vous sauvez de ce cloaque pour retrouver le pourris qui "vous à fait ça" remontée comme une pendule et bien décidée a lui faire cracher son or et ses ratiches; car si il est bien une chose qu'une jeune femme apprend a faire dans un bordel; a part parler comme une pro et avoir un langage a faire pâlir le plus vicelard des soudards, c'est bien à viser vite et bien là ou ca fait mal pour dissuader les mains baladeuses.

Et quand finalement vous le retrouvez le vieux pourceau passe son temps a picoler de l'alcool éventé et à courir les bordels pour y perdre le peu d'estime que vous auriez encore pu avoir pour lui...En sus du fait qu'il essaie de vous vendre à tous les péquenaud vicelard du coin.

Si bien que quand enfin vous le rattrappez pour la douzième fois au milieu des collines célestes et que vous entendez cà:

"C'comme ça que tu t'habilles ? On dirait une putain ! Tu tiens tant qu'ça à finir comme ta mère toi ?"

LA première réponse qui vous viens c'est un bon coup d'poing au menton !

-" Trois barril de bière, un âne boiteu et une charette !!!! T'as voulu m'échanger contre trois tonneau et et une charette pourrie vieu gland !"


-"Ben quoi c'était pas une si mauvaise bête et puis une affaire pareil j'pouvais pas la louper."

Et vous vous engueulez comme du poisson pourri pendant de longues minutes si bien que la castanic que le vieu pourceau devait vouloir serrer prend la tangente et là au milieu des insultes qui fusent et des éclats de voix vous vous apercevez que même si ce vieux salaud est une ordure de la pire espèce au milieu de ce dégout qu'il vous inspire, vous ne pouvez pas vous empêcher d'avoir une pointe de tendresse en constatant l'aspect rebondis et le tintement caractérisque de l'or quand il se déplace...
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MessageSujet: Re: Bile, Cornes & Acier..   Mer 11 Juil - 19:19

[size=85]Velika, cité agitée s'il en est...[/size]



Prenez une taverne, non pas la plus grande, mais une des plus standards, voir modeste sur les bords. Bourrez la de gens assoiffés voir tout aussi bourrés et tous aussi différents les uns que les autres. Vous obtenez une décoction des plus explosives à la moindre étincelle. Mettez y ensuite un mercenaire acariâtre à tendance sociopathe qui après trois tavernes toutes aussi pleines à craquer se rabat sur le dernier choix, lui aussi rempli d'indésirables - d'autres gens en somme. Laissez mijoter et attendez le résultat, voir appelez un guérisseur pour anticiper.


"Je te donne tout cet argent pour que tu sois un bon père"
lui dit Morigann avec un aplomb déroutant.


Plutôt étrange pour une Castanic à vrai dire. Certes elle conservait des trais communs à ses semblables. Pas vraiment ce qu'on appelle chaudement vêtue, ça non, le mercenaire considérait lui même ce style vestimentaire susceptible d'attraper de sérieux rhumes de raies, en d'autres mots un poil osé, même au vu de là où il situe la vertu, c'est dire... Assez hautaine, mais allez garder une crédibilité le nombril à l'air face à un pendard qui a essaimé sur tous les bordels de la côte. Mais, au delà de ça, elle avait quelque chose de différent, quelque chose de rare qui surpris la vieille canaille et l'intrigua tout autant que ce qu'elle dissimulait -si peu - au fond de ses balconnets. Elle faisait preuve d’altruisme. Denrée rare par les temps qui courent, cette démarche où elle était prête à payer pour qu'il soit un "bon" père l'estomaqua bien d'avantage que le houblon plus proche de la pisse d'âne que d'une cervoise digne de ce nom. Il en fut tellement surpris qu'il accepta - bien sur - son argent, et la promesse qu'elle lui en donnerait d'autre et serait à ses côtés pour s'assurer qu'il tienne parole. Et si se faire fliquer n'était pas pour lui plaire, cette surveillance rapprochée par un corps dénudé n'était par contre pas pour lui déplaire.


"Viens par là grelu.. ma fille ! J't'emmène au zoo !" s'exclama t-il envers Alshindara qui le regarda d'un œil torve.

"Pour que tu me revendes là-bas comme curiosité ??" rétorqua t-elle.

"Tu f'rais peur aux visiteurs, c'peine perdue ! Habille toi mieux et on y file !" répondit le mercenaire

"Alors d'abord tu m'donnes d'quoi boire un coup.. P'pa !" dit la fille prodigue, un sourire carnassier affiché.

"Putain d'merde... C'était pas dans l'contrat ça.." soupira le vieux corniaud.


Et, pendant qu'Alshindara allait offrir une tournée grâce à la générosité sans limite de son cher papa tout neuf, Morigann tapait sur l'épaule de Nennius en souriant. Il regarda la rouquine remplir des choppes, le sourire aux lèvres, triomphante. Et il se fendait déjà la poire de l'imaginer le jour où les piécettes referaient de lui le modèle paternel unique et inimitable qu'elle avait auparavant connu. Mais alors qu'il espérait trouver un peu de réconfort dans le décolté sa chère mécène Castanic, cette dernière mettait les voiles. Et qui voilà pour la remplacer ? Son cher "demi-fils" Aman qui revenait à la charge pour lui taxer le pognon qu'il devait à sa matrone de mère... Des fois, pensa t-il, il y a des jours où il vaudrait mieux rester couché. S'en suivit leur habituel échange de politesses imagées et hautes en couleurs où chacun s'efforçait de souligner le physique dégueulasse de l'autre. Il en faut tout de même de l'aplomb, pour assumer une sale trogne au point de tenter de faire croire à un Aman qu'on est son père, pour espérer par la même éviter d'éponger ses vieilles dettes..


Mais pendant leurs touchantes retrouvailles familiales, voici qu'une Elin se met sur la route et pleurniche, sollicitant l'attention de toute la troupe alentour. Même lui, qui n'est pourtant pas une figure d'altruisme connue, tenta de la réconforter avec ses mots. Mais dans ce monde la gentillesse n'est que rarement récompensée. Car aussitôt, sa propre fille et son "fils" levèrent leurs boucliers, pensant que le mercenaire tentait de ramener l'Elin dans son lit. Toute de même, il lui était certes arrivé par le passé de se vautrer dans des girons qui étaient loin d'avoir une gueule de porte-bonheur, mais jamais dans ces travers là... Toute raclure qu'il était il avait semble t-il un simulacre d'honneur. Ou peut-être de dégoût, faut voir..
Toujours est-il qu'une connerie en entraînant toujours une autre, de la petite Elin pleurnicharde et geignarde du début, le petit groupe, cette bonne vieille famille modèle se retrouva aux côtés de deux Elin et d'un Elfe - paraît-il - mâle.


Et, quand sur un mot hasardeux, le groupe d'Elin accompagné de l'Elfe commit l'irréparable en pareils lieux et circonstances. Car s'il est une règle sociale à ne jamais léser, à ne jamais franchir c'est bien cette dernière : Ne jamais, oh grand jamais, provoquer ou donner l'occasion à un corniaud aviné l'occasion de vous botter les miches, car il le fera. Et paraît-il, ça compte double pour les Elfes. Ce qui faillit arriver d'ailleurs. Or, une des Elin s'interposa, et tança le mercenaire comme si elle parlait à une vieille barrique stupide. Peut-être n'avait-elle pas tort sur le fond, mais sur la forme, sans doute pensait-elle que sa carrure et ses airs innocents la dispenseraient des conséquences de ses propos. Eh bien non.
Sa fille apprit au moins une chose ce soir là, c'est que la vieille carne qu'est son père se fichait bien de l'innocence et de l'apparence, d'ailleurs peut-être n'était-il pas si superficiel que ça le vieux bougre ? Pour preuve, il colla une raclée mémorable à l'Elin et sa large hache manque de peu de l'abîmer pour de bon.


"Pas d'traitements d'faveurs pour les cons ma p'tite. Ah ! Tu croyais que t'y échapperais ? Perdu, moi j'fais dans l'crade et dans l'dégueulasse.."


Et quand la petite Elin encore affaiblie, tenant uniquement par son bâton riposta d'une insulte, un bon coup de pied dans le bâton en question renvoya l'Elin à terre un moment. Parce que bon hin, sans exagérer, elle me méritait la mauvaise perdante qu'elle était va. Et puis il est un dicton connu qui dit ceci : ''quand un tonton tu attaques, tonton contre-attaque.."
Et sur ces actes d'une noblesse exemplaire, la joyeuse famille s'en alla au zoo, où ils se firent virer à coups de pompes quand ils tentèrent de partir sans payer toutes les victuailles qu'ils y bouffèrent. Mais cela, fut essentiellement la faute de l'Aman et de son appétit - car pour entretenir une telle gueule, il faut du combustible dit-il - mais c'est une toute autre histoire..
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